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Alors, c'est quoi ce bordel me direz-vous?
La maison du diable (The Haunting en VO) et Hantise (The Haunting en VO...). Le deuxième étant le remake du premier, je trouve ça plus sympa de les comparer.

La maison du diable

Réalisateur : Robert WISE
Scénariste : Nelson GIDDING (d'après l'oeuvre de Shirley JACKSON)
Acteurs principaux : Julie HARRIS, Claire BLOOM, Richard JOHNSON, Russ TAMBLYN
Date de sortie : (année de production) 1963
Titre original : The Haunting
Pays d'origine : USA (?)
Remarque : en noir et blanc, crachotant légèrement comme tout bon vieux film qui se respecte.

Il est possible de le trouver dans une bonne médiathèque (j'ai vérifié sur le site de la médiathèque belge pour être sûre que tout le monde puisse en profiter...)

Logiquement (d'après allocine) il est sorti en DVD en 2001. Mais là, je ne sais pas quel genre de magasins peut proposer ce genre de films...A vous de trouver =D


Résumé : le docteur Markway, anthropologue, loue à une vieille dame une maison supposée hantée pour y étudier d'éventuels phénomènes paranormaux.
Pour ce faire, il établit une liste de personnes capables de sentir ces phénomènes.

Au final, il n'y aura que Eleanor et Theodora, accompagnées du docteur Markway et de Luke, le neveu de la propriétaire qui veille sur son héritage.


Hantise

Réalisateur : Jan de BONT
Scénariste : David SELF
Acteurs principaux : Lili TAYLOR, Catherine ZETA-JONES, Liam NEESON, Owen WILSON
Date de sortie : 27 pctobre 1999
Titre original : The Haunting
Pays d'origine : USA

Résumé : Le docteur Marrow réunit trois personnes insomniaques à Hill House, soi-disant pour une étude sur l'insomnie.
En réalité, l'endroit est supposé hanté et le docteur teste en réalité les mécanismes de la peur.



Pourquoi il faut voir la première version?
Parce que je le dis.

Comment ça c'est pas suffisant? Mééé...

En étant sérieuse, la version de 1963 est géniale. Moi qui ne suis pas une adepte du noir et blanc et des vieux films en général, j'ai d'abord voulu le regarder pour pouvoir comparer avec le remake et ensuite, plus moyen d'en décrocher.
Ce film est angoissant à souhait là où Hantise n'est que légèrement surprenant (et à la limite du ridicule par moments).
Tout concorde à créer une ambiance glauque où on se sent aussi oppressées que les personnages.
La musique stridente, les mouvements de caméra, les prise de vue, les silences (crachotants mais bon)...
Un minimum d'effets spéciaux, comme la porte qui "respire" ou la buée lorsque un fantôme est proche donnent au film de quoi m'avoir empêchée de dormir et forcée à poster sur LJ à 1h du mat ^^

A côté de ça, il n'a pas que des qualités.
Le personnage d'Eleanor et trèèès neuneu. Dans le genre "je suis persécutée, personne ne m'aime"
Elle tombe amoureuse du Dr Markway uniquement parce qu'il lui témoigne un peu d'attention (ce qu'elle n'a jamais eu de sa vie) et ça, ça m'a un peu gavée je dois dire.


Pourquoi le remake est pas si mauvais finalement?

D'abord, pour les effets spéciaux. Rien à redire, ce film a su utiliser les techniques modernes pour essayer de stresser un peu ses spectateurs. Mais bon.
En 1999, plus personne n'a peur d'un visage qui se forme dans le mur ou que les têtes sculptées dans le lit bougent et semblent hurler.
Mais il faut reconnaitre que le manoir est beaucoup plus "beau". Il semble encore plus grand et labyrinthique.

Ce que j'aime dans cette version c'est aussi le développement de l'histoire sur Hugh Craine et l'histoire de la maison.
Ce qui n'est pratiquement pas fait dans la version de 1963.

Par contre, l'intrigue semble se passer en à peine deux nuits alors que réellement, il y a au moins une semaine de battement dans le film.
Ceci est plus marqué dans le premier, on voit bien la fin d'une journée arriver.


Un truc à ajouter?

Vraiment, je pense que ce sont deux films à (re)voir, ne serait-ce que pour comparer les points positifs de l'un et de l'autre.
Evidemment, ce ne sont pas des chefs d'oeuvre à proprement parler mais ils ont de grandes qualités et sont agréables à voir.
12th-Apr-2007 03:44 pm - LES TEMOINS, ANDRE TECHINE
Réalisateur : André Téchiné.
Scénaristes : André Téchiné, Laurent Guyot, Viviane Zingg.
Acteurs principaux : Johan Libérau, Emmanuelle Béart, Sami Bouajila, Michel Blanc, Julie Depardieu.
Date de sortie : 7 Mars 2007.
Titre original : Les Témoins.
Pays d'origine : France.
Durée : 1h52.

Résumé : Paris, été 1984. Manu (Johan Libérau) débarque à Paris dans la chambre que sa soeur Julie (Julie Depardieu), jeune chanteuse d'opéra, loue dans un hôtel de passe. Le soir de son arrivée, Manu rencontre Adrien (Michel Blanc), médecin, la cinquantaine, qui tombe immédiatement sous le charme du jeune garçon lorsque celui-ci lui demande de lui garder sa veste le temps qu'il aille fricoter dans les buissons avec deux ou trois autres garçons.
Il lui fait découvrir Paris, et le présente un jour à un couple d'amis à lui, Sarah (Emmanuelle Béart) et Medhi (Sami Bouajila), elle écrivain en panne d'inspiration, lui policier exemplaire, parents d'un bébé qui n'a pas de nom. La vie suit son cours et, un peu par hasard, Manu et Medhi finisse par se retrouver régulièrement, prétextant des séances d'aviation pour batifoler dans l'herbe. Lorsque Manu quitte Paris pour aller bosser dans un camping, c'est tous les jours que Medhi vient le retrouver dans son mobile-home.
Et puis un jour, Adrien découvre de petites tâches sur le torse de Manu, lui fait faire une prise de sang, et la sentence tombe. Manu est atteint du Sida.

Avis : Un film simple, sur un sujet qui ne l'est pas. Si le magnifique Gia, avec Angelina Jolie, nous racontait l'histoire de cette mannequin américaine qui fut l'une des premières à mourir du sida de manières sombre et déprimante, André Téchiné semble ici vouloir nous rappeler, avec ses bords de mer ensoleillés, ce bébé sans nom qui ne semble que savoir pleurer, qu'il faut profiter de la vie avant de ne plus en avoir l'occasion.
Chacun à sa manière, les personnages gèrent une situation à laquelle il ne s'attendait pas. Si Manu avait commencé par dormir avec un pistolet sous son oreiller, pour avoir l'impression d'être encore maître de quelque chose, il comprend finalement qu'il n'y a plus rien à faire, et c'est avec le sourire, toujours, même si parfois forcé, qu'il affronte ses dernières semaines de vie. Sa soeur, elle, préfère s'isoler dans l'obscurité des théâtres et devenir autre chaque soir, pour oublier qu'elle va perdre son frère qu'elle aime tant. Adrien se lance corps et âme dans son combat contre le sida, créant des associations, enchaînant les conférences, se dévouant pour améliorer du mieux possible la vie de Manu. Sarah et Medhi vive dans la peur, peur d'être contaminés, peur de se perdre, peur de ne pas être capables de se retrouver.
Le film se déroule comme un livre, le livre de Sarah, dont elle nous lit certains passages en voix-off, et même si le procédé est facile, il fait ici sourire lorsqu'on entend les phrases pas toujours parfaites, parfois un peu trop ampoulées de la jeune femme. C'est un livre dont les mots choisis ne sont pas forcément les meilleurs, mais qui déborde de tant d'amour que l'on y reste accroché jusqu'à la fin.
C'est un film simple, pour nous rappeler que les malheurs arrivent à tous, et le plus souvent quand on ne s'y attend pas; mais aussi pour nous rappeler que l'on peut les surmonter et aller de l'avant, continuer à vivre, comme le font Adrien, Sarah, Medhi et Julie, même privés de Manu. C'est un film qui fait plus sourire que pleurer.
Chapeau bas donc à André Téchiné qui a su traiter un sujet toujours tabou avec (je me répèèète :p) une grande simplicité.
Quant aux acteurs, ce fut un vrai plaisir que de découvrir Johan Libérau et Sami Bouajila. Et est-il besoin d'ajouter qu'Emmanuelle Béart et Julie Depardieu sont (comme presque toujours) excellentes ?

Bonus : A voir pour le concours d'apné entre Manu et Julie.

Note : 4.5/5 (Moins un demi-point pour les (devrais-je dire la?) chemises de Manu qui sont pire que celles de Clarkou)
11th-Jan-2007 10:50 am - LUNA PAPA, Bakhtiar Khudojnazarov
8
* réalisateur : Bakhtiar Khudojnazarov

* scénariste : Bakhtiar Khudojnazarov, Irakli Kvirikadze

* acteurs principaux : Merab Ninidze, Moritz Bleibtreu, Nikolai Fomenko, Chulpan Khamatova, Ato Mukhamedshanov, Polina Raykina

* date de sortie : Produit en 1999 (sortie en france en 2000 il me semble)

* titre original : Luna Papa

* pays d'origine : Film japonais, français, russe, allemand, tadjik

* résumé du début du film : Dans un village tadjik vit une drole de famille: le pere est veuf et il eleve seul ses deux enfants. Si le fils reste traumatise a jamais par la guerre d'Afghanistan, la fille reve quant a elle de devenir actrice.

* votre review : Ce film est un ovni poetique, melancolique, drole, etrange et trés WTF par moment. 
Entre le frére derangé du bulbe, le pére qui en tient une légére couche, la fille qui veut être actrice et va à tous les spectacles theatraux de la region (elle fait accesoirement partie du groupe Recolte, dans lequel elle est la courge). 

C'est lors d'un deplacement à Far-Chor pour voir Othello qu'elle se fait violer. 
On voit la scene mais c'est étrangement poetique et melacolique. 
Quand 2 mois plus tard elle se rend compte qu'elle est enceinte et qu'elle l'annonce à son pére ... celui ci se met en tête de retrouver l'acteur qui a mis sa fille enceinte et nous voilà parti pour des allez-retour entre leur village et les villes environnantes. De kidnapping de celebrité en rencontre de faux medecins, ils nous entrainent dans un road-movie pas comme les autres. La pression sociale se fait de plus en plus forte et Makmalat se trouve dans l'obligation de se trouver un mari. 
Elle choisira ce faux medecin et le presentera à son pére comme le pére de l'enfant. Le jour du mariage arrive et selon la loi de Murphy, un couille devait arriver. Le pére de Makmalat et Alik (l'epoux) meurent dans des circonstances que je vous laisse decouvrir. Dans le même temps, Makmalat va decouvrir qui est le pére de son enfant (enfant qui est le narrateur de l'histoire). 

Ce film est à voir. Et à revoir. Moritz Bleibtreu est super dans son rôle de débile mental et l'ensemble des acteurs reussissent à être habités par leurs personnages. 

Des tonnes de gags et de moments comiques-dramatiques. Une chose est sure, vous ne verrez jamais Othello de la même façon. 

Le film est disponible chez TF1 et n'est regardable qu'en VOST. Ce qui ajoute au charme du film. La langue n'est pas russe malgré certains mots qui reviennent, la langue n'est pas arabe non plus et pourtant ..., ils ne parlent pas non plus une langue romane. Mais on retrouve des mots par-ci par-là. Et on a envie d'aller visiter le Tadjikistan, rien que pour voir si là-bas, c'est comme dans le film.

* Bande son : A telecharger d'urgence. Le compositeur Daler Nasirov nous offre un petit bikou d'orchestration et de chants tadjik. En son d'ambiance, ça marche du tonnerre.

* bonus : La folie douce de l'histoire, la lumiére des paysages et le visage rayonnant de Chulpan Khamatova que l'on peut voir dans le rôle de Lara dans Goodbye Lenin.

* note : 4.5/5
DW // 10 2.09 FML Says Rose
BABEL
Réalisateur : Alejandro Gonzalez Inarritu
Scénariste : Guillermo Arriaga
Acteurs Principaux : Gael Garcia Bernal, Cate Blanchett, Brad Pitt, Rinko Kinkuchi
Date de sortie : 15 Novembre 2006
Pays d'origine : USA
Résumé : Au Maroc, Yussef et Ahmed s'entraînent à tirer sur des coyotes avec leur nouveau fusil. Richard et Susan sont un couple en crise qui tentent de se retrouver après un drame familial. Aux USA, Amelia s'occupe des enfants de Richard et Susan et s'inquiète de ne pouvoir retourner au Mexique pour assister au mariage de son fils. Au Japon, Chieko est une adolescente sourde et muette, mal dans sa peau et provocatrice qui n'arrive pas à se reconstruire après le suicide de sa mère. Toutes ces histoires sont liées, par une souffrance et une solitude que tous partagent, malgré leurs cultures, pays, langues différents.

Avis : Magnifique. Une réussite. Le réalisateur Alejandro Gonzalez Inarritu boucle avec Babel une trilogie absolument fascinante et poignante commencée par Amores Perros, puis 21 Grams. La démarche du réalisateur et de son génial scénariste Guillermo Arriaga (scénariste également de Trois Enterrements, le film de Tommy Lee Jones, autrement dit une pointure) est de raconter des drames toujours très humains, aux thèmes communs tels que la solitude, l'injustice sociale, la reconstruction après un drame, la mort. Les trois films sur lesquels les deux hommes ont travaillé, en plus d'offrir un constat social doux-amer et des drames bouleversants, se construisent de la même façon, en croisant des histoires, des destinées de personnages qui à la base n'étaient jamais censées se rencontrées.

A la manière de Short Cuts de Robert Altman ou d'un Magnolia de Paul Thomas Anderson, des segments d'histoire se déroulent sous nos yeux, exaltant de douloureux parallèles jusqu'au moment où les parallèles se croisent, voire se percutent avec violence. C'est toujours parfaitement maîtrisé et au service d'une narration qui force l'individu à se cogner à d'autres individualités. Une façon de faire voler en éclats l'histoire de plusieurs façons, l'histoire en elle-même, puis l'histoire au contact des autres.

En toute honnêteté, cette construction particulière des films d'Inarritu et la finesse des destins tragiques qu'elle nous relate est moins bien maîtrisée que dans ses deux opus précedents, et se fend de plus une conclusion un peu simple à trois films magnifiques via le symbole de la tour de Babel, celle qui réunit les hommes. Mais peu importe, parce que ça fonctionne toujours. On a envie de hurler d'injustice devant les flics condescendants qui entravent Amelia et son neveu entre les frontières mexicaine et américaine, on est dégoûté par l'égoïsme des touristes qui abandonnent Richard et sa femme, on est déchiré par la fin tragique de Yussef et Ahmed les bon/mauvais fils et on est touché par Chieko, paumée et se débattant comme prise dans une étoile d'araignée entre son chagrin, son handicap et son besoin d'amour.

Un film à voir, vraiment. Je n'ai pas la sensation que ma review soit très claire ni qu'elle donne envie alors croyez-moi sur parole, c'est à voir, c'est magnifique, c'est le genre de film qui fait rester sur son siège jusqu'à la dernière seconde du générique parce que sa richesse nous déborde complètement. Et les acteurs sont magnifiques pourne rien gâcher.

Note : 4/5
8
* réalisateur : Pierre Paul Renders

* scénariste : Phillipe Blasband

* acteurs principaux : Benoît Verhaert, Aylin Yay, Magali Pinglaut

* date de sortie : 21 juin 2000

* titre original : Thomas est amoureux

* pays d'origine : Belgique 

* durée : 1h37

* genre : Comédie dramatique

* résumé du début du film : Thomas est un agoraphobe de 32 ans qui ne vit qu'à travers des ecrans.

* votre review : Etrange ce film, etrange. Et terriblement attachant, émouvant. On vit dans la peau de Thomas et l'on voit tout depuis lui. Sa recherche de l'amour physique alors qu'il ne peut avoir aucun contact avec qui que ce soit, sa recherche de relation humaine avec des gens qui ne pouvant le voir en vrai n'en voit pas necessairement l'interet. On vit sa relation avec sa mére ainsi qu'avec les gens de son quotidien (assureur, personne du téléphone, peripatéticiennes). C'est un film relationnel completement different des autres films de ce genre puisque lorsque, amoureux, Thomas va vouloir sortir, il va se heurter à ses peurs ses angoisses. Est-il sorti par amour? Etait-ce lui que la jeune femme à qui il avait donné rendez-vous à vu être emmené par les pompier? On ne le sais pas, sur ce question Thomas reste muet et le film se finit.
C'est un ovni visuel qui vous reste dans la tête, un film d'anticipation ancré dans une probable réalité. La preuve, 6 ans aprés, je me suis dit que j'allais vous le reviewer ^^ La mise en scene peut rebuter, c'est vrai (on est en statique, comme devant son ecran d'ordinateur et on passe d'une scéne à l'autre par une interruption d'image) mais passé la surprise du début, on se laisse avoir dans ce monde étrange qu'est celui de Thomas.

* bonus : Vous avez déjà vu de la neige parasite sur votre ecran de cinema? Et des prostituées remboursées par la sécu?

* note : 4/5

10th-Dec-2006 09:49 pm - TRANSAMERICA, Duncan Tucker (2006)
Réalisateur et scénariste : Duncan Tucker.
Acteurs principaux : Felicity Huffman, Kevin Zegers.
Date de sortie : 26 Avril 2006
Titre original : Transamerica
Pays d'origine : Etats-Unis

Résumé du début du film : Bree, transexuel(le), est à la veille de subir la dernière opération chirurgicale qui fera de lui une femme. Seulement, il reçoit un coup de téléphone, apprend que de sa seule relation hétérosexuelle est né un fils, que ce dernier est désormais orphelin de mère, prostitué, et va sortir de prison sous peu. Bree, sans lui révéler sa véritable identité, va le chercher, et s’ensuit alors un roadtrip des plus mémorables…

Votre review : Transamerica, c’est un film qui rend heu-reux ! Développons, un peu :D Adulons Duncan Tucker qui a réussi à prendre un sujet si difficile et à en faire une petite merveille. Parce que bon, si la transexualité est souvent à l’ordre du jour, rares quand même sont ceux qui arrive à traiter ce sujet sans le faire tomber dans le ridicule et/ou le pathos. Mais lui, il l’a fait. Chapeau bas.
Felicity Huffman est extraordinaire dans ce rôle qui lui a d’ailleurs valu de nombreuses nominations et récompenses. Elle ne craint pas le ridicule, affiche ses épaules de nageuses dans des tailleurs roses dignes de la reine d’Angleterre, et nous offre un ‘jeu phonique’, une voix, épatante. Ce n’est pas pour rien je pense que le film s’ouvre sur ce ‘cours de parler féminin’. Dès le début, Transamerica étonne, interroge. Felicity Huffman magique, donc, surtout dans cette scène où elle pleure toute sa douleur, jusqu’à en baver gracieusement sur l’épaule de sa thérapeute. Felicity Huffman merveilleusement belle, merveilleusement femme.
Son fils, ensuite. Mettons de côté sa bogossitude qui a bien fait baver les fangirls que nous sommes pour apprécier l’ado en pleine crise qu’interprète Kevin Zegers. Il faut le comprendre, ce pauvre gosse, un père inconnu qui se révèlera être une femme, une mère décédée, un beau-père qui a abusé de lui, drogué, prostitué, mais malgré tout un destin loin de celui de Christiane F. Un seul rêve : devenir une star du cinéma ; pornographique. Se teindra en blond pour faire plus surfeur. Juste un peu paumé, en fait.
Un film drôle, et triste à la fois, touchant, émouvant, et je le redis, drôle, si drôle. Ne me dites pas que vous n’avez pas ri au ‘Go away, Snakes !’ qui a failli me faire tomber de mon fauteuil. A la fabuleuse théorie de Toby, pour qui le Seigneur des Anneaux est définitivement gay (ce à quoi nous ne pouvons qu’approuver, mais nos théories à nous n’allaient pas jusqu’à voir dans la tour noire et ce qui la surmonte le symbole d’un pénis et d’un vagin incarnant le mal absolu). A la mère de Bree, si pathétique. A la casquette ‘Proud to be a christian’. Aux cheveux blonds de Toby.
Un film triste, aussi. Triste quand on découvre la vérité sur le père adoptif de Toby, triste quand Toby s’en fuit, trahi une nouvelle fois, triste quand Bree, qui, enfin femme, devrait se réjouir, ne peut que pleurer l’absence de son fils.
Mais Duncan Tucker a su jongler merveilleusement bien entre le triste et le gai, le sourire et les larmes, saupoudrant le tout d’une émotion qui ne peut qu’envahir le spectateur. Les acteurs sont tous remarquables, les personnages tous différents, touchant chacun à leur manière. C’est un film duquel on ressort le sourire aux lèvres et un pincement au cœur, mais surtout le sourire aux lèvres. C’est un film que l’on reregarde, beaucoup, dont on finit par connaître des passages par cœur. C’est un film qui fait du bien, qui, je le redis, rend heureux. Et c’est assez rare pour mériter d’être vu.

Bonus ( donnez la seule raison pour laquelle il FAUT voir le film): Kevin Zegers nu dans le lac ! :D

Note : 5/5
10th-Dec-2006 09:49 pm - Bienvenue !
Hi everybody !
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